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La présidente mondiale des experts-comptables au Conseil supérieur

Invitée d’honneur de Philippe Arraou, Olivia Kirtley, présidente de l’IFAC (International Federation of Accountants), s’est exprimée le 11 mai dernier devant les élus du Conseil supérieur réunis en session.

 

Son intervention a porté sur :

  • La normalisation internationale
  • Les opportunités et risques pour la profession
  • Les perspectives en conclusion
La normalisation internationale

Olivia Kirtley a rappelé que l’IFAC possédait un modèle normatif solide, voulu par René Ricol à l’époque de sa présidence de l’IFAC, avec des procédures aujourd’hui bien établies et appliquées dans plus d’une centaine de pays du monde.

Le défi aujourd’hui est de faire accepter ces normes par le grand public. Pour cela, il est important qu’elles répondent aux objectifs d’intérêt général fixés par les entités publiques indépendantes, en évitant tout sentiment de corporatisme alimenté par l’intérêt normatif des seuls membres de la profession.

Ainsi, les différents conseils de normalisation (audit, éthique et formation) auprès de l’IFAC sont placés sous la supervision du PIOB (Public Interest Oversight Board), véritable conseil international de surveillance de l’intérêt général. L’IFAC y représente la profession mais n’y occupe qu’un seul des dix sièges.

 

Les opportunités et risques pour la profession

1re opportunité : une réglementation intelligente

L’IFAC a réalisé une étude qui souligne combien il est difficile d’avoir une réglementation économique sans que ceci soit vécu comme une contrainte par les acteurs. La règlementation doit donc avoir pour finalité de s’intéresser à l’intérêt général et à l’activité économique de nos clients. Il faut donc encourager le débat entre les parties prenantes.

 

2e opportunité : aller au-delà du reporting financier

Il existe une demande des clients de plus en plus pressante pour une information autre que financière. C’est l’IIRC (International Integrated Reporting Council) dans lequel la France est représenté au Board par Jean-Charles de Lasteyrie qui travaille sur le sujet. Les Etats-Unis accordent une très grande importance à ce rapport intégré ; l’IIRC est d’ailleurs est présidée par le président directeur général de l’AICPA américian, Barry C. Melançon.

 

3e opportunité : lutter contre la fraude et la corruption

D’après une étude réalisée par Transparency International, seul 1 milliard des 7 milliards d’habitants sur terre ne serait pas concerné par la fraude ni par la corruption. Le cout estimé de la corruption est de 5% du PIB mondial. Un rapport de l’IFAC réalisé en 2015 conclut que plus de la moitié des cabinets qui servent les PME a été concernée à un moment ou à un autre par un sujet de fraude ou de corruption.

Les experts-comptables ont donc leur mot à dire et peuvent apporter des solutions aux pouvoirs publics pour lutter contre la fraude. Leur connaissance des méthodes et leurs process permettent de détecter et de contrecarrer la fraude. Olivia Kirtley a souligné le rôle important de la profession française dans les pays francophones, Philippe Arraou rappelant qu’il s’agit d’un des chantiers de la Fidef.

 

4e opportunité : un secteur public à haute performance

Olivia Kirtley a insisté sur le fait que secteur public méritait une implication particulière de la profession car les entités publiques pèsent, selon les pays, entre 25% et 60% du produit national brut. Dans ces entités, la gestion des actifs et/ou des dettes, et la comptabilité publique n’est pas toujours tenue sur des bases sérieuses et qualitatives. L’IFAC a donc lancé une campagne de sensibilisation à ce sujet.

 

5e opportunité : soutenir les cabinets petits et moyens ainsi que les professionnels salariés en entreprise

L’IFAC promeut une prise de conscience de la valeur ajoutée de ces professionnels à l’économie mondiale. L’IFAC a produit une étude à destination des petits cabinets afin de prodiguer des méthodes sur la manière d’attirer de nouveaux clients, de se différencier de la concurrence et de résister à la pression sur les prix. Cette étude est disponible sur la plate-forme « Global Knowledge Gateway ».

 

6e opportunité : le numérique

Olivia Kirtley s’est dite très impressionnée par le 70e congrès de l’Ordre qui a démontré que la profession française était bien en phase avec les réflexions mondiales. Le sujet du numérique est pris très au sérieux par l’IFAC dont la vice-présidente, directrice financière d’une banque d’investissement, a créé une académie. Elle a constaté que dans sa propre entreprise les jeunes collaborateurs n’utilisaient jamais son ordinateur, mais leur smartphone. Une opération a été lancée afin de proposer aux volontaires de supprimer leur ordinateur, et de leur offrir en échange une montre connectée. Plus de la moitié des personnes concernées ont répondu positivement, ce qui a fait économiser un Million de dollars mais a surtout confirmé le besoin d’organiser différemment les méthodes de travail. Le talent des prochaines générations demande à s’exprimer autrement.

 

7e opportunité : les nouveaux talents

L’IFAC a lancé « Global Knowledge Gateway », une plateforme pour le futur de la profession dont l’objet est de faciliter le partage des connaissances, des idées et de favoriser le débat. L’un des principaux défis de la profession est de répondre aux attentes de la nouvelle génération qui cherche davantage à équilibrer carrière et vie personnelle. Une des forces de la profession est sa normalisation, source de mobilité mais aussi d’attractivité.

 

8e opportunité : la fiscalité

Il s’agit d’une question complexe car elle est traitée au niveau national mais avec des conséquences au niveau international. La question qui se pose est quelle est la bonne base de l’impôt aujourd’hui ? L’IFAC soutient l’approche globale et collaborative de l’OCDE sur le sujet, et particulièrement son initiative anti-BEPS (Base Erosion Profit Shift). Les compétences de la profession sont vitales pour formuler des propositions aux pouvoirs publics.

 

Les perspectives

En conclusion, Olivia Kirtley a souligné la force positive que représente la profession pour l’économie mondiale, notamment grâce à sa dimension d’intérêt général, au cœur des préoccupations actuelles. Deux rapports britanniques (Nexus 1 et 2) ont évalué à 500 milliards de dollars la valeur ajoutée des experts-comptables à l’économie mondiale. La profession a donc un rôle essentiel à jouer alors même que de nombreuses opportunités se profilent. Ne les laissons pas passer !

 

 

 

 

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